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Diagnostic Sanitaire en Région Languedoc Roussillon

Contexte

Depuis le 1er avril 2014, la FRGDS LR est reconnue Organisme à Vocation Sanitaire pour le domaine animal (OVS-A) par arrêté ministériel (article R. 201-14 du code rural et de la pêche maritime). A ce titre, et sur recommandation de la DRAAF ainsi que du Conseil Régional d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale (CROPSAV), la FRGDS LR est responsable de la construction du Schéma Régional de Maîtrise des Dangers Sanitaire (SRMDS). Le SRMDS fixe les orientations et les directives en termes de prévention, lutte et surveillance des maladies dans la région. Il décrit les mesures mises en place, les intervenants et les modalités de financement. Le SRMDS est spécifique de la région et tient compte des priorités sanitaires dans les élevages locaux.

La FRGDS LR, en tant qu’OVS-A, a été mandatée par la DRAAF et le CROPSAV pour réaliser un état des lieux exhaustif multi-espèce de la situation sanitaire dans la région, première étape du SRMDS. Ce diagnostic sanitaire et socio-économique des filières animales servira de base à la définition des axes stratégiques de la politique sanitaire, en coordination avec les autres acteurs locaux intervenant dans les actions sanitaires. Cette collaboration des acteurs sanitaires sera formalisée sous la forme d’une Association Sanitaire Régionale (ASR).

Consciente de l’extension de son domaine d’activité aux autres espèces animales, la FRGDS a d’ores et déjà pris contact avec les acteurs sanitaires apicoles, aviaires et porcins. La section apicole a été créée en 2013, intégrant ainsi les organismes régionaux apicoles à l’OVS-A. D’autres sections d’espèce pourraient s’ouvrir au sein de l’OVS-A, sur demande coordonnée des organismes régionaux et sous condition de représentativité des détenteurs d’animaux de production.

Objectif

L’objectif de cette action est de fournir un bilan et un diagnostic sur la situation sanitaire des élevages en région Languedoc-Roussillon, en vue de la mise en place du Schéma Régional Stratégique de Maîtrise des Dangers Sanitaires.

Description de l’action

L’action se limite aux animaux de production et à leurs détenteurs (professionnels de l’élevage). Les maladies étudiées sont spécifiquement les maladies d’élevage.

  • Identification et description de la population cible

L’élevage représente 12% de la production agricole sur 56% de la surface agricole en Languedoc Roussillon. Les bassins principaux de productions sont : la Lozère, la Camargue, et les zones de piémont pyrénéen. Il existe également sur la région de nombreux petits détenteurs, non professionnels. La région dénombre 201 000 bovins, 290 000 ovins/caprins, 28 000 équins, 18 000 porcs, 1.4 millions de volailles et 75 000 ruches. Chacune de ces espèces animales se dissocie selon des modes de production propre et donc des problématiques sanitaires différentes : laitier vs allaitant, transhumant vs non transhumant, plein-air vs hors-sol...

Cette étape du bilan sanitaire régional consiste à établir une typologie des secteurs de productions, relative à leurs problématiques sanitaires. Chaque type de production sera décrit en termes de performances, d’effectifs, de nombre d’exploitation, et de poids économique pour la région.

  • Rappel du contexte sanitaire national et dans les régions voisines par secteur de production

Un rapide bilan de la situation sanitaire nationale et dans les régions voisines sera effectué, afin d’établir une liste (non exhaustive) des maladies potentiellement présentes ou à risque d’émergence en Languedoc-Roussillon.

  • Identification des acteurs, sources de données sanitaires par secteur de production

Au-delà des détenteurs d’animaux de production, de leur vétérinaire, des laboratoires d’analyse et des autorités sanitaires, bon nombre d’organismes gravitent dans les divers secteurs de production (interprofession). Ces organismes, syndicats, associations, ou autres, sont plus ou moins représentatifs de détenteurs d’animaux ou des consommateurs. Certains participent ou déploient des enquêtes ponctuelles, des réseaux de surveillance de maladies animales et jouent donc un rôle plus ou moins déterminant dans les protocoles sanitaires.

Cette étape du bilan sanitaire régional consiste à établir une liste des potentielles sources de données sanitaires, quantitative et qualitatives, par secteur de production. Cette liste exhaustive devra inclure la raison sociale, un descriptif des actions et les connections de la structure avec les autres organismes de la région. Devront également être décrits le rôle et la place de la structure dans les flux des informations sanitaires, ainsi que le type d’information existant et leur disponibilité au sein de la structure.

  • Collecte de données sanitaires

Chaque structure identifiée à l’étape précédente sera rencontrée en vue de préciser ses actions et son rôle éventuel dans les réseaux de surveillance et/ou enquêtes ciblées ponctuelles passés, présents ou à venir. Une description complète du type d’action sanitaire menée, de l’objectif, du type de donnée recueillie, et des partenaires sanitaires sera faite. Une importance particulière sera accordée aux besoins et lacunes des programmes sanitaires, à la perception des dangers par les acteurs eux-mêmes et à l’impact socio-économique des maladies s’il a été évalué.

  • Analyse des données sanitaires

Les données sanitaires quantitatives collectées auprès des différents acteurs, dans les différents départements seront analysées à l’échelle géographique la plus pertinente, par secteur de production. Dans la mesure du possible, la prévalence, l’incidence des maladies seront calculées, et les principaux facteurs de risque seront identifiés. Ces résultats seront confrontés à la littérature et discutés.

Les données sanitaires qualitatives (e.g perception du risque par les acteurs), notamment le lien entre le sanitaire et l’environnement économique de l’élevage et des filières seront décrits par secteur de production.

Les données socio-économiques de l’impact des maladies animales ou du coût de la surveillance, si disponibles, seront également compilées par secteur de production.

La synthèse de ces trois types de données permettra à terme d’établir une priorisation des dangers sanitaires par type de production.

  • Présentation des conclusions

Un rapport préliminaire sera établi à mi-parcours incluant l’analyse fonctionnelle des réseaux d’acteurs et des flux d’informations sanitaires formels ou non, par type de production et par maladie.

Pour chaque maladie, la situation sanitaire sera décrite en termes de localisation géographique, de fréquence et d’importante (impact socio-économique). Si les facteurs de risques sont identifiés, ils seront également répertoriés.

Un rapport complet sera ensuite établi, incluant le recueil de données supplémentaires et des analyses plus poussées. Pour chaque maladie un bilan des programmes passés, présents ou à venir, sera établi. Ce bilan sera confronté à la priorisation des maladies. Il permettra d’en conclure sur les lacunes et des besoins en termes de surveillance et d’orientations stratégiques des programmes sanitaires.

Moyens

La FRGDS, grâce au concours financier de la DRAAF, a recruté un vétérinaire conseil pour une durée de 6 mois.